Start-up : quels financements pour quels besoins ?

Start-up : quels financements pour quels besoins ?

Pour une start-up, la question du financement est vitale ! Mais à qui s'adresser ? Les moyens de financement sont nombreux et à panacher en fonction de la structure, des ambitions, des besoins et de la maturité du projet. Les conseils d'Olivier Ezratty, consultant et auteur, créateur du Guide des Start-up, pour faire les bons choix.

Banques, financement participatif, business angels, sociétés de capital-risque… A chaque étape de la vie de leur start-up, les entrepreneurs peuvent faire appel à des sources de financement différentes. Reste à savoir à quelle porte taper, et à quel moment.

Pour Olivier Ezratty, également expert FrenchWeb qui publie cette année la 21e édition du Guide des Start-up, l'idée à retenir "vise à privilégier des financements permettant de créer progressivement de la valeur tout en contrôlant la dilution du capital des fondateurs à chaque tour de financement. En clair : se donner les moyens d'avancer sans perdre le contrôle."

La banque : votre partenaire dès le démarrage et tout au long de votre activité

Pour quoi faire ? Dans un premier temps pour bénéficier de conseils et de mises en relation. Puis, une fois que la start-up a fait ses preuves, pour financer les investissements nécessaires au développement tout en conservant le contrôle des parts sociales de la société.

Pour quel profil ? Toutes les start-up et entreprises matures, déjà établies, qui innovent.

Le conseil clé : "Même si votre entreprise présente un profil trop risqué pour qu'une banque vous accorde un prêt, il est tout de même très important de choisir votre partenaire bancaire le plus tôt possible et d'ouvrir un compte pour concrétiser l'entrée en relation.

Les critères à étudier : la présence de chargés d'affaires spécialisés dans l'innovation et la capacité de la banque à vous connecter à d'autres acteurs, qu'il s'agisse de filiales spécialisées dans l'investissement en capital, de plateformes spécialisées dans l'investissement participatif ou de partenaires susceptibles d'accompagner votre développement à l'international.

Par ailleurs, votre banque pourra vous proposer de nombreux services utiles comme les assurances de moyens de paiement ou des solutions de protection de votre patrimoine."

N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un Chargé d’Affaires Innovation Caisse d’Épargne qui saura vous accompagner dans les 110 Centres d’Affaires en France.

Le financement participatif : idéal en phase d'amorçage

Pour quoi faire ? Les dispositifs de financement participatif (dons avec ou sans contrepartie, prévente de produits, prêt participatif ou financement participatif en capital) permettent de récupérer du financement en amont de la mise en production, et ainsi de diminuer son besoin de trésorerie, notamment pour le matériel comme les objets connectés.
Autres bénéfices : la masse des contributeurs, qui permet à l’entreprise –de faire un premier niveau de validation de l’intérêt du marché pour son innovation, à moindre coût et à grande échelle tout en constituant une première base de clientèle potentiellement fidèle qui pourra faire connaitre ensuite le produit une fois que sa distribution sera élargie.

Pour quel profil ? Essentiellement les start-up spécialisées dans la conception et la fabrication de produits grand public innovants.

Le conseil clé : "Le financement participatif n'est pas la réponse à tous les besoins et rares sont les entreprises qui peuvent se financer uniquement par ce biais car, au final, peu d'élus dépassent un seuil critique ! Il est plus raisonnable de considérer ce type de ressources comme un levier parmi d'autres et de prévoir un plan de financement où les différents systèmes s'enclenchent et se combinent en fonction des évolutions."

La Caisse d’Epargne est partenaire d’Happy Capital, une plateforme de crowdfunding en Equity.

Les investisseurs privés

Pour quoi faire ? Pour obtenir des fonds propres importants et accélérer la croissance de l’entreprise,  notamment à l’international.

A quelles étapes de la vie de la start-up ? A chaque étape son type d'acteur : les business angels seront les plus à même d'accompagner les jeunes pousses dès leurs premiers jours, les fonds d'amorçage prendront le relais pendant la phase dite de "survie", suivis des structures d’investissement en capital innovation lorsque les premiers succès se confirmeront et des structures de capital développement quand l'entreprise approchera de la maturité.

Pour quels profils ? Toutes les start-up dès lors que leurs capacités d'autofinancement combinées et/ou les aides et financements d'origine publique initiaux ont été bien utilisés.

Le conseil-clé : "Soyez convaincant mais sans survendre ! Mieux vaut résister à la tentation d'embellir le compte d'exploitation et les perspectives de croissance. D'une part, car la plupart des investisseurs privés ne sont pas dupes. Et, d'autre part, parce que ceux qui se laisseraient prendre au rêve risquent fort de réagir brutalement dès lors que le décalage entre vos prévisions et la réalité sera manifeste !"

La Caisse d’Epargne peut vous mettre en relation avec des acteurs du capital risque-innovation et capital développement. Elle s’appuie sur sa filiale Seventure Partners, spécialisée en capital-risque et sur les 14 structures régionales de capital développement qui maillent le territoire.

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