Le plan de financement

Le plan de financement

L’ultime volet du business plan, c’est le plan de financement. Maintenant que vous avez exposé vos objectifs, défini votre stratégie et établi les moyens à mettre en œuvre pour réussir votre projet, il vous faut envisager les solutions pour le financer. Le plan de financement se découpe en 2 parties : le plan de financement initial et le prévisionnel.

Le plan de financement initial

Le plan de financement initial prévoit les solutions pour financer le démarrage de l’activité. Il repose sur une estimation la plus précise possible des besoins : attention à ne pas sous-estimer ceux-ci. Le banquier vous accordera plus de confiance si vous avez bien anticipé vos coûts que si vous les avez minimisés et que vous revenez le voir 6 mois plus tard pour obtenir une rallonge !
Le plan de financement initial se construit sous la forme d’un tableau simple positionnant des ressources en face de chaque besoin :

Les immobilisations correspondent à l’ensemble des actifs que l’entreprise utilise sur une période supérieure à la durée de l’exercice comptable. Elles se découpent en 3 postes :

  • les immobilisations incorporelles : ce sont les actifs non monétaires et monétaires, et sans substance physique (frais d’établissement, recherche et développement, prototypes et brevets, droit au bail, fonds commercial, fichier clients, actions de marketing et communication, stratégie digitale…) ;
  • les immobilisations corporelles : ce sont les actifs physiques d’utilisation durable ayant une valeur monétaire (terrain, locaux, équipement…) ;
  • les immobilisations financières : ce sont les actifs financiers que possède l’entreprise (titres de participation, dépôts de garantie et cautions…).

Les liquidités se répartissent en besoin de fonds de roulement et en trésorerie. Ce poste permet à l’entreprise de couvrir le décalage entre le paiement de ses charges (fournisseurs, salaires...) et l’encaissement des créances clients sans oublier le financement des stocks.

Combien faut-il demander à son banquier ?

Quand vous sollicitez un emprunt bancaire pour lancer une entreprise, veillez à établir le plus précisément possible vos besoins à court et moyen termes.
Si vous demandez une somme trop importante, le banquier peut s’inquiéter d’une faible part de votre apport personnel ou d’une ambition démesurée au démarrage… Et hésiter alors à vous accorder sa confiance.
Mais il ne faut pas non plus demander trop peu : en sous-estimant vos besoins financiers, vous pouvez donner à celui qui lit attentivement votre prévisionnel le sentiment que vous n’êtes pas suffisamment lucide sur les ressources nécessaires à l’aboutissement de votre projet… Et puis, vous pourriez vous retrouver, après quelques mois d’activité, en situation délicate de trésorerie. À ce moment-là, il sera plus difficile d’obtenir des financements que si vous avez bien évalué dès le départ vos besoins.
Soumettez votre plan de financement aux experts des réseaux d’accompagnement pour vérifier sa faisabilité (hypothèses retenues et éléments chiffrés) et pour vous aider à faire un montage financier adapté, associant apport personnel et prêts d’honneur, de façon à réaliser de beaux effets de levier au moment d’emprunter à la banque. Sachez que 1 € de prêt d’honneur permet d’obtenir jusqu’à 8 € de prêt bancaire.

Le prévisionnel

Le prévisionnel financier donne une vision à moyen terme (à horizon 3 ans, le plus souvent) de l’évolution économique de votre projet et des besoins de financement qui y sont associés. 
Il comprend 5 volets :

Le compte de résultat prévisionnel (HT) est un tableau comptable qui met en face de l’ensemble des produits que vous comptez tirer de votre activité (principalement le chiffre d’affaires) les charges de votre projet : charges d’exploitation (achats, frais généraux, rémunérations…), charges financières (intérêt des emprunts et dettes), impôts et taxes, dotations aux amortissements (évaluation de la dévalorisation des équipements liée à l’usure ou à l’obsolescence) et charges exceptionnelles (par exemple, pénalités liées à un retard d’exécution d’une mission pour un client).

Le bilan prévisionnel (TTC) fait état du patrimoine prévu de l’entre- prise à une date donnée (en fin d’année 1, en fin d’année 2, en fin d’année 3). Il recense l’actif et le passif de l’entreprise tels que le créateur les envisage. L’actif, c’est tout ce qui va entrer dans les va- leurs positives de l’entreprise : ses immobilisations, ses créances et avoirs clients… Le passif, c’est tout ce qui relève des dettes de l’entreprise : capital, emprunts, règlements de fournisseurs en attente…

Le plan de trésorerie prévisionnel (TTC) met en évidence l’état des liquidités de l’entreprise afin de s’assurer qu’elle est bien en capacité de régler l’ensemble de ses charges (décaissements, salaires, impôts et taxes…) et de financer son développement. Le plan de trésorerie déduit du total des encaissements (chiffres d’affaires + apport en capital et en compte courant) la somme des décaissements (immobilisations, achats, charges et TVA à verser…). Le résultat indique le solde de trésorerie positif ou négatif qui sera intégré dans le plan de financement prévisionnel. Attention à l’incidence de la TVA ! Si l’entreprise ne réalise pas de prestations de services et doit payer la TVA lors de la facturation et non lors de l’encaissement, il est nécessaire de prévoir un financement de décalage de trésorerie.

Le plan de financement prévisionnel reprend les grandes lignes du plan de financement initial complété des ressources et besoins apparus au cours de la 1re, de la 2e et de la 3e année dans le plan de trésorerie prévisionnel. Il permet d’anticiper les besoins de finance- ment de l’entreprise au cours de son développement, y compris les investissements.

Les annexes : le prévisionnel peut comporter d’autres tableaux de pilotage comme un suivi de la TVA, des évolutions de la marge, des bénéfices et de la rentabilité.

Start-up et entreprises innovantes : faites appel à des experts pour votre plan de financement

Les start-up et entreprises innovantes sont confrontées à des problématiques spécifiques quand elles doivent élaborer leur plan de financement. En effet, ces entreprises pionnières sur leur marché, qu’elles le disruptent ou y incrémentent de nouvelles façons de procéder, ont moins de repères que les entreprises plus traditionnelles pour élaborer leur prévisionnel. Avec cela, ces entreprises ont souvent d’importants besoins (notamment en R&D, prototypage, recrutement de hauts talents, etc., et besoin d’une forte réactivité des acteurs du financement) pour ne pas se faire devancer par la concurrence.
Si vous êtes à la tête d’une start-up ou d’une entreprise innovante, faites appel à des experts pour construire votre plan de financement et prenez rendez-vous avec un expert innovation du dispositif Néo Business en Caisse d’Epargne. Il saura vous accompagner pour financer votre croissance et vos innovations.

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