08/07/2016 - Données macroéconomiques de la semaine écoulée

Chronique économique

08/07/2016 - Données macroéconomiques de la semaine écoulée

Aux États-Unis, le PIB du premier trimestre a été révisé à la hausse de +0,8% à +1,1% d’après la troisième et dernière estimation. Les révisions à la hausse des investissements dans les produits de propriété intellectuelle et les exportations nettes ont été partiellement compensées pas une révision surprenante à la baisse de la consommation privée. Cependant, les dernières informations publiées ont continué à suggérer une consommation solide au T2. La confiance des consommateurs a augmenté de 5,6. L’indice S&P Case-Shiller relatif à l’immobilier US a encore augmenté de +5,4% en glissement annuel en avril.

Dans la zone euro, l’offre de monnaie a accéléré en mai et l’augmentation annuelle des prêts au secteur privé s’est améliorée. L’offre globale de monnaie a augmenté plus que prévu de +4,9% en glissement annuel (GA), après la hausse de +4,6% en GA observée en avril. Le taux de croissance annuel de prêts aux ménages a légèrement augmenté de +1,5% en avril à +1,6%. Par ailleurs, le taux de croissance annuel des prêts aux entreprises s’est établi à +1,4% après +1,2% en avril. Le taux d’inflation de la zone euro a surpris en se hissant à +0,1% en GA en juin vs. -0,1% en mai. La hausse du taux global a été renforcée par un taux nettement plus faible pour la baisse des prix de l’énergie et une augmentation surprenante quoique faible du taux d’inflation sous-jacente de +0,8 en GA à +0,9%.

Au Royaume-Uni, le résultat du référendum en faveur de la sortie de l’UE a suscité un désordre politique et une correction des marchés financiers. Le Premier Ministre David Cameron a annoncé sa démission. Le parti travailliste de l’opposition est entré en conflit interne et public engendrant des pressions visant obtenir la démission de Corbyn, alors même que la Ministre écossaise Nicole Sturgeon a remis sur la table l’option d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Les actions des constructeurs d’habitations et des banques ont été les plus grandes perdantes sur le FTSE 100, tandis que la livre Sterling a chuté atteignant un point bas sur les 31 dernières années.

Au Japon, la production industrielle de mai a surpris à la baisse en chutant de -2,3%  après +0,5% en avril. Le cycle des stocks s’est détérioré avec une baisse des livraisons et une incertitude économique élevée en raison de l’appréciation du Yen, du Brexit et du ralentissement de l’économie asiatique. La production manufacturière pourrait chuter durant deux trimestres consécutifs.

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