27/09/2016 - La macroéconomie de la semaine écoulée

Chronique économique

27/09/2016 - La macroéconomie de la semaine écoulée

Aux États-Unis, l’actualité macro a été marquée par des nouvelles décevantes. Les ventes au détail ont baissé de 0,3% M/M* en août suggérant un ralentissement de la consommation des ménages au T3. De plus, la production industrielle et celle manufacturière se sont contractées de 0,4% comme l’avait indiqué la surprise négative sur l’enquête ISM manufacturier sur la période. Ainsi, on pourrait s’attendre à une détérioration de l’activité au T3.

Dans la Zone Euro, la production industrielle (hors construction) a fortement baissé (-1,1% M/M) en juillet, à la suite du plus fort repli mensuel (-1,9% M/M) observé depuis décembre 2012 en Allemagne, pays le plus important de la zone euro. Également en recul en France (-0,6% M/M), elle a connu un rebond (0,4% M/M) en Italie en juillet après deux mois consécutifs de baisse. En outre, le sentiment des investisseurs et des analystes allemands est demeuré inchangé, proche d'un plus bas de 4 ans. L'indice ZEW des anticipations est resté stable à 0,5 en septembre alors que l’on attendait une hausse à 2,5.

Au Royaume-Uni, l'inflation s’est maintenue à 0,6% en août, soutenue par le renchérissement des prix des denrées alimentaires, des billets d’avion et un recul des prix de l’essence moins marqué qu'il y a un an. Par ailleurs, l'inflation sous-jacente est restée inchangée à 1,3%, soutenue par une hausse des prix des communications plus forte que celle observée l’an dernier. Au cours des trois mois précédant juillet, la progression des salaires et traitements moyens en Grande-Bretagne a ralenti à respectivement 2,1% et 2,3% hors et avec primes, contre respectivement 2,3% et 2,5% au T2. Néanmoins, information plus optimiste, le taux de chômage est resté solidement ancré à 4,9%.

Au Japon, les commandes de machines ont été plus nombreuses que prévu, progressant de +4,9% M/M en juillet contre +8,3% M/M en juin. Cependant, les anticipations restent prudentes sur l’investissement, non seulement parce que le taux d'utilisation des capacités demeure inférieur à sa moyenne de long terme, mais aussi en raison de la dégradation de la situation des entreprises. Les perspectives en matière d’exportations et de consommation privée restant ternes, les entreprises ne devraient que prudemment accroître leurs investissements.

*M/M : évolution mensuelle

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