Conseils d’entrepreneure et de banquier aux créateurs et créatrices

Les Rencontres Force Femmes des Entrepreneuses en Action

Les Rencontres des Entrepreneuses en Action, organisées par l'association Force Femmes, ont eu lieu du 4 au 6 novembre à la Bourse du Travail à Paris. 

Retour sur les Rencontres Force Femmes des Entrepreneuses en Action

Florent Lamoureux, Directeur de Programmes Digitaux B2B à la Caisse d'Epargne, est intervenu aux Rencontre des Entrepreneuses en Action, organisées par le réseau Force Femmes, en duo avec Constance Bastie, dirigeante de l'entreprise de bijou Be Cool Be Raoul. Voici quelques conseils délivrés aux participantes de l'événement. 

Comment renforcer sa confiance pour oser se lancer ?

Constance Bastie a longtemps songé devenir entrepreneure, mais elle se souvient avoir beaucoup hésité à franchir le pas. C’est une rencontre faite en milieu professionnel qui lui a permis de changer de regard et de croire en elle. « Dans mon ancien travail, j'ai connu un monsieur qui partait en retraite et m'a proposé de reprendre son entreprise. J’ai décidé de lui faire confiance et j'ai accepté. Il faut savoir écouter ceux qui croient en vous et ne pas faire attention aux commentaires négatifs ».

« Il y a beaucoup de barrières psychologiques pour les femmes qui veulent créer leur entreprise : 59 % des créatrices françaises disent avoir manqué de confiance en elles au moment où elles ont entrepris », renchérit Florent Lamoureux. Selon lui, il est essentiel d’avoir des rôles modèles pour produire l’« effet miroir » qui permet de se projeter dans la fonction de chef d’entreprise. Le cercle familial est important, pour ce qu’il apporte de bienveillance, mais il est bon de prendre aussi conseil auprès de professionnels, en premier lieu les experts des réseaux d’accompagnement et des banques qui vont porter un regard lucide sur le projet et oser aborder avec franc-parler les questions de prises de risque, de financement, de garanties, d’assurances...

Quand on se lance dans un projet d'entreprise, faut-il y aller « à fond » ?

Lorsque l’on se lance, cela peut être effrayant de voir grand immédiatement. « Bien souvent, on se limite », explique l’entrepreneure Constance Bastie. Pourtant, il faut oser « faire gros », avoir une vision ambitieuse : « C'est important d'y aller à fond. Et ne pas rester discrète ».

Les chiffres présentés par Florent Lamoureux lors des Rencontres de Force Femmes montrent qu’hélas, les femmes tendent plutôt à voir petit quand elles entreprennent. Cela commence avec les secteurs d'activité qu’elles choisissent : 29 % se lancent dans le domaine du conseil ; 25 % dans le service aux particuliers et 20 % dans le commerce. « Ce sont souvent des projets très peu orientés vers l'industrie ou les secteurs à fort potentiel de croissance et de marge ». Alors, que les femmes n’hésitent plus à partir à la conquête des environnements réputés masculins mais qui ont, comme les autres, besoin de mixité pour produire de la performance économique et sociale !

Quel statut juridique choisir ?

Choisir son statut est une préoccupation première des créateurs, qui, s’ils ont été précédemment salariés ont tendance à envisager d’office les structures les plus légères sur le plan administratif et celles qui semblent les moins risquées. Le statut de la microentreprise, s’il apparait rassurant au démarrage, peut cependant restreindre les perspectives de développement. Constance Bastie témoigne : « Après avoir entendu beaucoup d’avis différents, j’ai pris la décision de consulter un avocat spécialisé. Je lui ai expliqué mon projet et ce que je faisais. Il m'a recommandé la SASU (Société par action simplifiée unipersonnelle). J'ai choisi ce statut parce que c’était celui qui me convenait le plus en tant que célibataire. C'est important d'aller voir les gens qui sont bien placés pour vous orienter » et qui savent prendre en compte toutes les dimensions d’un projet d’entreprise, y compris la situation personnelle et patrimoniale du créateur.

Comment « convaincre » les investisseurs et le banquier ?

La question du financement est un motif d’inquiétude pour de nombreux créateurs et créatrices… Et le mythe des banquiers qui ne prêtent pas aux femmes imprègnent encore trop les esprits. Pourtant, le baromètre Caisse d’Epargne sur l’entrepreneuriat des femmes a pu objectiver que 73 % des femmes qui franchissent les portes de la banque n’ont pas eu plus de difficulté qu’un homme à obtenir un prêt. « Quand nous regardons le dossier, ce qui nous intéresse est la qualité du business plan et du projet, ainsi que la façon dont la personne va présenter son plan de trésorerie et de financement », explique Florent Lamoureux. Le business plan doit être « réaliste et ambitieux » : le banquier se méfiera autant de l’entrepreneur qui demande trop que de celui qui demande trop peu... Et risquerait de se trouver quelques mois plus tard en situation difficile faute d’avoir su anticiper ses justes besoins. Le plus important : entretenir une relation de confiance avec le banquier. Il a tout intérêt à ce que vous réussissiez !

Une banque utile aux entrepreneures

 

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