Notre engagement

La Caisse d’Epargne s’engage à contribuer au développement et à la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

La Caisse d’Epargne renouvelle son soutien par la signature d’une charte d’engagements en faveur de l’entrepreneuriat des femmes

Afin de poursuivre les efforts initiés en 2010 pour développer la création et la reprise d’entreprise par les femmes, le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, avec Bpifrance et la Caisse d’Epargne, ont signé une charte stipulant quatre engagements à tenir pour les trois années à venir (2021-2023).

Un enjeu de justice sociale… Et de croissance

Les femmes comptent aujourd’hui pour 33 % des entrepreneur.es, mais sont majoritairement représentées dans le tissu micro-entrepreneurial et concentrées dans le secteur des services. 21% uniquement sont des fondatrices de start-up et seulement 10% des entreprises innovantes et de la Tech ont été créées et gérées par des femmes en 2019. L’entrepreneuriat des femmes en France mérite donc qu’on l’investisse d’une forte ambition collective, pour que les femmes soient à la fois plus nombreuses à créer des entreprises mais aussi à les faire croître.

« L’égalité entre les femmes et les hommes et l’égalité des chances ont pour dénominateur commun la quête de la justice sociale » a déclaré Elisabeth Moreno car les chiffres sont clairs : les disparités sont toujours aussi nombreuses tant en termes de postes, que de rémunération salariale ou de création d’entreprise. Pourtant, la ministre a également rappelé que « la parité est un atout compétitif tout autant qu’un facteur d’attractivité », porteur de croissance.

Ils en parlent

Christine Meyer-Forlerr

Ex-directrice du développement des Caisses d’Epargne.

Des freins matériels et culturels persistants

Pour que les femmes osent se lancer dans la création ou la reprise d’entreprise, il est nécessaire de lever au préalable de nombreux freins de divers ordres :

  • Les écarts de répartition des responsabilités familiales dans les couples pèsent sur leur agenda, restreignant notamment leurs capacités à tisser les réseaux formels et informels nécessaires à l’entrepreneur.e,
  • La précarité du statut d’indépendant.e, et tout particulièrement l’insuffisante protection sociale de la maternité des travailleuses non salariées à l’heure actuelle, les amènent souvent à reporter leur projet de création.

Certains freins socio-culturels sont également en cause :

  • Une certaine intériorisation des stéréotypes de genre qui retient inconsciemment trop de femmes dans l’expression de leur audace et de leur ambition. Ce qui a aussi pour effet qu’elles sont moins nombreuses à solliciter des financements et pour des montants généralement moindres. « L’accès aux financements restant l’un des principaux freins, Bpifrance figure parmi les cinquante-six fonds d’investissement ayant signé en 2019 avec le collectif Sista une charte visant à ce que, à l’horizon 2030, 30 % des financements, soit deux fois plus qu’aujourd’hui, soient attribués à des start-up féminines » a expliqué Elisabeth Moreno.
  • Un défaut de mixité des filières de formation, les écartant de fait des secteurs et métiers qui représentent le plus haut potentiel de création de valeur ajoutée aujourd’hui et pour demain. Aujourd’hui, 1 entreprise innovante sur 10 est détenue par une femme, ce qui reste très insatisfaisant.

4 axes stratégiques pour accélérer la dynamique

Des actions ont déjà été menées par le gouvernement pour rééquilibrer l’égalité professionnelle femmes/hommes à travers notamment des mesures visant à offrir davantage de solutions de garde d’enfants ou à favoriser la « culture de l’égalité » par le rallongement du congé paternité afin de réduire l’inégalité de la répartition des tâches au sein du foyer. En parallèle, une loi visant à rétablir des quotas pour imposer plus de femmes dans les directions d’entreprises a également été votée à l’Assemblée nationale et est dorénavant entre les mains du Sénat. Mais la Ministre et le gouvernement comptent aussi sur les acteurs-clés du développement économique que sont les réseaux bancaires pour contribuer à accélérer la dynamique. « L’Accord-cadre triennal signé entre Bpifrance et mon ministère, auquel participent des acteurs bancaires majeurs, constitue une étape importante supplémentaire vers l’égalité professionnelle. Ce combat nécessite une conjonction des forces ainsi qu’un engagement collectif résolu » déclare la ministre.

C’est le sens même de cet accord-cadre qui prévoit 4 axes stratégiques :

  • La mise en place de partenariats aux niveau national et territorial avec les acteurs de la création d’entreprise ;
  • La participation aux plans d’Action Régionaux pour l’entrepreneuriat des femmes ;
  • La sensibilisation, la formation et l’animation des conseillers et conseillères de la Banque à l’accueil des femmes entrepreneures ;
  • Une meilleure communication pour valoriser davantage l’entrepreneuriat des femmes et mieux faire connaître la Garantie Égalité Femmes.

La Caisse d’Epargne, pionnière de l’engagement pour l’indépendance économique des femmes

Le choix des Caisses d’Epargne pour partenaire privilégié de ce dispositif d’accélération de l’entrepreneuriat des femmes ne doit rien au hasard. Identifiée parmi les établissements financiers les plus mobilisés pour l’indépendance des femmes la Caisse d’Epargne fut la première banque à ouvrir des comptes bancaires en leur nom aux femmes, il y a 84 ans, soit bien avant que leur droit à disposer de leurs moyens financiers soit inscrit dans la loi. Elle s’est aussi illustrée en comptant parmi les premières banques à s’engager spécifiquement en faveur de l’entrepreneuriat des femmes .

Panorama des dates clés

de cet engagement

Une implication concrète pour accompagner créatrices et repreneuses

La démarche d’engagement et d’accompagnement de la Caisse d’Epargne auprès des femmes entrepreneures participe à l’effet de levier indispensable à la croissance économique. Cet engagement effectif depuis de nombreuses années lui permet de contribuer activement à relever cet enjeu de société : augmenter la proportion de femmes entrepreneures en France. En création/reprise d’entreprise, cette part est aujourd’hui de 33 %. Les pouvoirs publics souhaitent atteindre 40 %, ce qui générera un effet favorable sur la création d’entreprise et, par voie de conséquence, sur la création d’emplois.

Cette détermination est assortie de mesures concrètes au sein même du réseau des Caisses d’Epargne, qui s’engage notamment à informer et à sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’entreprenariat au féminin à travers :

L’engagement de la Caisse d’Epargne passe également par une meilleure information des aides et des garanties existantes, notamment la Garantie Égalité Femmes, ex-FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes), (FGIF), distribuée par les réseaux France Active, Initiative France et bpifrance.

La Caisse d’Epargne utilise aussi le levier de l’offre en proposant par exemple le prêt à taux zéro aux créatives d’entreprises.