Comment sécuriser ses opérations bancaires à l’international ?

Retrouvez l'interview de Sabrina Bitton-Bechtel, responsable de la filière International Caisse d’Epargne.

L’international est un formidable levier de croissance qui permet aux start-up, PME et ETI françaises de développer et de diversifier leur chiffre d’affaires mais aussi d’être moteur d’innovation. Mais, pour réussir, il est indispensable d’anticiper.

En quoi la sécurisation des opérations est-elle cruciale ?

« Vendre, c’est bien, se faire payer, c’est mieux » est un adage qui revêt une pertinence toute particulière à l’international. Travailler avec des clients à l’étranger, que ce soit en Europe ou hors Europe, c’est en effet faire face à des spécificités.  

Avant toute chose, il est important pour une entreprise de connaître sa capacité en matière de prise de risque : de quelle nature peut-il être et en quelles proportions ?  

Les facteurs de risque sont nombreux : l’éloignement géographique, des modes de paiement possiblement spécifiques au pays de l’acheteur, des encaissements en devises étrangères, une exposition à un possible risque dû au pays, des aspects douaniers mais aussi réglementaires, des sujets de chaîne d’approvisionnement, d’implantation…  

Pour se prémunir d’un éventuel impayé, il faudra tenir compte de l’antériorité de la relation avec son acheteur ainsi que de la fréquence des expéditions. Il est donc essentiel d’adapter le mode d’encaissement (paiement direct assorti d’une assurance crédit ou d’une garantie de paiement, remise documentaire, crédit documentaire confirmé ou pas).

L’autre risque important, c’est le risque de change. Les entreprises sont fréquemment amenées à vendre dans une devise qui n’est pas la leur. Les exportateurs sont ainsi exposés à la volatilité des cours des devises dans lesquelles ils facturent. Cette variation peut sérieusement amputer leur marge commerciale, surtout si leurs approvisionnements sont exclusivement en euros. Il est donc important de pouvoir figer leur marge en ayant recours à des couvertures de change. 

Dans un contexte géopolitique incertain, il est également important de se prémunir contre l’éventuelle défaillance de la banque de l’acheteur. Pour cela, il convient de s’appuyer sur un partenaire bancaire qui dispose d’une capacité de signature étendue à l’international pour confirmer les crédits documentaires, stand-by letter of credit (lettre de crédit stand-by ou SBLC). 

En synthèse, l’international ne s’improvise pas. Anticiper, très en amont des négociations commerciales entre les deux parties, permet d’identifier sereinement les besoins et les risques grâce à l’accompagnement des chargés d’affaires internationales du réseau Caisse d’Epargne. 


Quelles solutions sont mises à la disposition des entreprises ?

Caisse d’Epargne a fait le choix d’accompagner ses clients avec des équipes à taille humaine, composées de chargés d’affaires internationales en région, mais également de partenaires robustes et experts en France et à l’étranger. Les clients disposent également d’une offre accessible via un portail digital.  

Caisse d’Epargne propose :  

  • des moyens de paiement ou d’encaissement adaptés, allant des plus usuels (flux) aux modes de paiement les plus sécurisés (remises documentaires, crédits documentaires ) ; 
  • des garanties à émettre ou recevoir (directes ou indirectes) à travers le monde ; 
  • le financement des opérations en devises (pour ainsi soutenir le besoin en fonds de roulement, ou BFR), que nos clients soient importateurs ou exportateurs. 



Commercer à l’international demande de respecter des contraintes spécifiques : les nombreuses règles et usances uniformes, les délais des échanges (présentation des documents, date d’expédition). C’est pourquoi les clients de Caisse d’Epargne peuvent accéder de manière autonome au portail Trade, qui leur permet d’effectuer des opérations de crédits documentaires, de garanties internationales, de remises documentaires et même, prochainement, des avances en devises.  

Le temps étant un allié précieux à l’international, il est crucial que nos clients puissent être informés en temps réel du statut de leurs opérations. À ce titre, Caisse d’Epargne propose un outil innovant : Trade Tracker. 

Qu’apporte le nouvel outil Trade tracker, proposé par Caisse d’Epargne ?

Cet outil digital développé par Natixis permet aux clients d’être informés en temps réel et en un clic du statut de leurs opérations de trade (crédits documentaires, remises documentaires import et export et garanties internationales émises et reçues, tout au long de la vie de la transaction). Il permet également aux clients exportateurs de connaître le statut de l’envoi des documents à la banque de leurs acheteurs. À l’heure actuelle, nous sommes le seul groupe bancaire français à proposer ce service digital. 

Ses atouts majeurs :

  • L’actualisation en temps réel du statut des opérations (à l’émission ou à la réception) que l’on peut suivre dans un tableau de bord ;
  • un gain de temps précieux puisque le client n’a plus besoin de contacter notre middle-office ou nous-mêmes, notamment pour le statut des documents adressés à la banque étrangère ;  
  • La sécurisation de l’information transmise.

Le client peut même transmettre le lien du Trade Tracker by Natixis CIB à son acheteur à l’étranger avec la référence de son opération de sorte que ce dernier puisse être informé du statut de son traitement (ex : suivi des documents expédiés), toutefois sans le même niveau du détail que celui que permet le portail Trade, uniquement accessible aux clients de Caisse d’Epargne.  

En ce qui concerne le change, nous proposons un accès en self-care à nos clients pour traiter en ligne vingt-quatre heures sur vingt-quatre les opérations au comptant, à terme, dans des conditions de sécurisation optimales. S’agissant de besoins plus techniques (bonification des cours, change structuré, etc.), notamment pour les ETI, nous nous adossons à l’expertise des traders de la salle des marchés BGC de Natixis (Banque de Grande Clientèle). 

Pour les entreprises qui souhaitent s’internationaliser et notamment s’implanter à l’étranger (création de filiales, portage salarial), Caisse d’Epargne s’adosse à l’expertise multisectorielle et multiculturelle de Pramex International (filiale du Groupe BPCE) mais également à celle de Globallians pour par exemple intervenir sur des sujets de sourcing, trouver un partenaire local, mettre en place des process qualité… mais également accompagner et concrétiser les projets de croissance externe. 

Pour des besoins d’assurance crédit, d’assurance recouvrement, d’informations commerciales, Caisse d’Epargne a mis en place en région un partenariat avec Coface. Caisse d’Epargne dispose également d’un partenariat avec Bpifrance (Cellule export) pour préfinancer les opérations d’exportation et ainsi optimiser le besoin en fonds de roulement export de nos clients. 

Caisse d'Epargne

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