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La création d’un premier emploi est une étape importante dans le parcours d’un entrepreneur, mais à chaque fois que vous procéderez à un recrutement, ce sera toujours une expérience à part, non sans susciter quelques inquiétudes, car l’emploi est réputé coûter cher et comprendre beaucoup d’obligations.

Par-delà les idées reçues qui freinent le passage à l’acte de recruter, au risque pour l’entrepreneur de se mettre en difficultés pour répondre à la demande s’il n’a pas suffisamment anticipé le besoin de renforcer ses équipes, faisons le point sur les bonnes questions à se poser quand on veut employer.

Quelles aides publiques pour les entreprises qui créent de l’emploi ?

Les pouvoirs publics, soucieux de soutenir le développement économique des territoires et de favoriser l’insertion professionnelle de toutes et tous, ont mis en place différents dispositifs d’aide à l’embauche :

  • La réduction générale des cotisations patronales permet de bénéficier d’un taux très bas de cotisations assurances maladie, vieillesse, invalidité/décès, allocations familiales, accidents du travail, au fonds national d’aide au logement et pour la solidarité/autonome, pour l’emploi de personnes à un salaire inférieur ou égal à 1,6 fois le SMIC.
  • Le contrat unique d’insertion (CUI) – parcours emploi compé- tences (PEC) est une aide distribuée par la région qui permet de financer jusqu’à 95 % du SMIC horaire brut d’une personne bénéfi- ciaire des minima sociaux, d’un senior, d’une personne en situation de handicap ou d’une personne qui sort d’une période de chômage de longue durée. Cette aide directe est assortie d’exonérations de charges sociales et de certaines taxes (taxe d’apprentissage, taxe sur les salaires, contribution à l’effort de construction).
    Le salarié est accompagné par un référent mandaté par les services publics pour le suivi de son insertion professionnelle et conseillé en interne par un salarié expérimenté qui œuvre à son intégration et à sa montée en compétences.
  • Les entreprises qui créent des emplois dans les territoires en difficulté comme les zones franches urbaines – territoire entrepreneur (ZFU-TE), zones de revitalisation rurale (ZRR), bassins d’emploi à redynamiser (BER) ou quartiers prioritaires de la ville (QPV) peuvent bénéficier d’allègements/exonérations d’impôts et/ou de cotisations sociales.
  • L’embauche de personnel en situation de handicap donne  droit  à des aides sous forme de financement de l’accompagnement de l’employé, de l’adaptation des locaux et du poste de travail, des sur-coûts engendrés par les conséquences du handicap sur l’organisation, des mesures de maintien dans l’emploi…
  • Pour renforcer l’employabilité des jeunes, l’État promeut activement l’apprentissage et encourage les entreprises à y recourir à travers le dispositif d’aide unique à l’embauche qui finance jusqu’à 4 125 € le contrat d’apprentissage en première année, 2 000 € en année 2 et 1 200 € en année 3.

Employer ou travailler avec un réseau de « free-lances » ?

De nombreuses TPE font le choix de limiter les embauches, voire de ne pas employer du tout pour s’épargner les coûts fixes liés à l’emploi et la lourdeur administrative que peut représenter la gestion du personnel. Ce modèle, permis notamment par la densification du tissu de micro-entreprises, a le mérite de la souplesse : l’entrepreneur s’entoure des compétences dont il a besoin au temps T, limite le poids de ses charges et préserve sa trésorerie, s’épargne toute une série de formalités, d’obligations et de risques (erreur de recrutement, procédures en cas de litiges…).
Le modèle a aussi la vertu d’insérer l’entrepreneur dans un réseau gagnant-gagnant où les uns et les autres s’apportent des missions, tour à tour commanditaires ou prestataires de ses confrères.

Toutefois, ce modèle « zéro embauche » a ses limites : libéré des formalités administratives liées à l’emploi, l’entrepreneur doit cependant multiplier les demandes de devis auprès de prestataires et éventuellement les négocier, ce qui peut être chronophage. Par ailleurs, l’entrepreneur est dépendant de la disponibilité de ses partenaires free-lances, n’a pas de visibilité sur leurs priorités ni de légitimité à organiser leur travail, au risque de rencontrer des difficultés pour obtenir de tous les intervenants qu’ils se mobilisent de façon synchronisée pour répondre aux demandes du client et/ou de ne pas maîtriser les éventuels retards. C’est ce qui peut rendre frileux certains clients et prospects à l’égard des entreprises qui n’ont pas d’équipe permanente.

Enfin, travailler avec un réseau de free-lances a pour conséquence indirecte que l’entreprise qui les « caste » sur tel ou tel projet ne profite que marginalement de leur montée en compétences sur le long terme. Elle s’expose aussi à ce que ses clients et prospects choisissent de travailler en direct avec ses prestataires, ce qui va la priver de l’occasion de marger ou de prendre une commission d’apporteur d’affaires sur leurs prestations effectuées pour son compte.

Les clés d’un recrutement résussi

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