Épargner pour sa retraite : les solutions à explorer

Trois outils sont incontournables pour se constituer une épargne retraite.

Faire un bilan retraite

Le Plan d’épargne retraite (PER), l’enveloppe dédiée pour sa retraite

Un produit simple et attractif

Pendant votre vie active, vous faites des versements, réguliers ou non, dans votre PER. Votre argent y fructifie et une fois à la retraite, vous récupérerez le tout soit sous forme de revenus réguliers (rente viagère), soit par le versement d’un capital en une ou plusieurs fois, soit en combinant les deux solutions.

Point clé : rien ne vous obligera à percevoir les sommes lors de votre départ en retraite, un décalage dans le temps étant permis. En tant que dirigeant, vous pouvez faire le choix du PER individuel mais aussi du PER collectif, qui pourra aussi bénéficier à vos salariés.

En effet, les dirigeants employant un salarié en plus d’eux-mêmes, même à temps partiel, peuvent mettre en place un PER collectif et en bénéficier à titre personnel. Cette épargne pourra alors être alimentée des versements issus de l’épargne salariale (intéressement, participation) qui peut être augmentée avec l’abondement de l’entreprise.

Un outil d’allègement fiscal

Ce que vous y versez est déductible de votre revenu imposable . Ainsi, pour un dirigeant ayant perçu un revenu de 100 000 € nets de frais professionnels (tranche marginale d’imposition de 41 %) et versant 10 000 € sur son PER, l’économie d’impôt sur le revenu sera de 4 100 €, sous réserve de l’application du plafond de déductibilité commun à différents produits d’épargne retraite. Il existe toutefois un plafond de déduction, que d’éventuels versements effectués dans d’autres produits retraite vont réduire. À la sortie, le capital ou la rente sera imposé.

Important :

le PER est un placement complémentaire à la préparation de la retraite. L’épargne accumulée est récupérable en rente et/ou en capital au moment de l’ouverture des droits à la retraite. Des cas de déblocage sont toutefois prévus en cas de coups durs ou pour l’achat de la résidence principale par exemple.

L’assurance vie, le placement financier couteau suisse

Un produit souple et sans plafond de versement

Ce placement est très malléable, capable de répondre à tous les projets, dont la préparation de la retraite, mais aussi une fois sa retraite prise, à l’utilisation libre de son capital, voire sa transmission dans un cadre favorable en cas de décès. En pratique, vous épargnez sur un ou plusieurs contrats pendant votre vie active, régulièrement ou non.

Votre capital reste disponible en permanence et aucun plafond de versement n’est fixé, un point clé pour les dirigeants d’entreprise ayant des sommes élevées à placer lors de la cession de leur société par exemple.

Des solutions d’investissement multiples

Comment investir pour sa retraite, sachant que tout miser sur le support sécuritaire en euros (fonds en euros) n’est plus adéquat (moins de 1 % de rendement net annuel) ? La réponse dépend du temps vous séparant de la retraite, mais aussi de votre profil d’épargnant (prudent, offensif, etc.). Mettre en place une épargne régulière est une méthode efficace pour construire son capital retraite, tout en lissant le prix d’achat des fonds actions qu’il faudra privilégier pour muscler les performances de son épargne. La faculté d’arbitrage (achat ou vente d’un actif, par exemple) au sein des contrats vous sera aussi utile le moment venu.

Important

Il n’existe aucun avantage fiscal à l’entrée dans une assurance vie. En revanche, à la sortie, les intérêts et plus-values bénéficient d’un régime fiscal avantageux, notamment si le contrat a plus de 8 ans d’âge. Les gains réalisés à l’occasion des transferts d’épargne à l’intérieur du contrat, dits arbitrages, ne sont pas soumis à l’impôt au moment de l’arbitrage. L’assurance vie comporte également certains avantages dans le cadre de la transmission de patrimoine (abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur le capital issu de versements effectués avant 70 ans).

La pierre papier, cap sur les revenus complémentaires

Miser sur l’immobilier sans ses contraintes de gestion

Pour compléter sa retraite, qui n’a jamais songé à se constituer un petit patrimoine immobilier ? Investir dans le locatif demande du temps et de la méthode. Pourquoi ne pas vous tourner vers une solution plus simple, la pierre papier dont les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier) sont le fer de lance. De quoi s’agit-il ? Précisément, d’acheter des parts dans une SCPI, qui va acquérir et gérer pour vous un patrimoine immobilier locatif (bureaux, murs de magasins, entrepôts, etc.), et vous en restituer pour partie les loyers perçus. Avec une SCPI, vous n’avez pas les soucis de gestion d’un bien en direct et la multiplicité des biens achetés par la SCPI réduit les risques. En 2021, le rendement des SCPI fut en moyenne de 4,45 % avant impôts (indice EDHEC IEIF), soit davantage que le rendement affiché par ces produits avant la crise sanitaire. Il faut toutefois noter de fortes disparités selon les classes d’actifs, les meilleurs rendements revenant aux SCPI diversifiées.

Des modes de souscription adaptables

On peut investir dans des SCPI en pleine propriété, mais la distribution de revenus réguliers n’est pas utile tant qu’on n’est pas en retraite. Dans ce cas, on privilégiera l’enveloppe assurance vie pour conserver les revenus de la SCPI sans fiscalité. Autre piste : acheter des SCPI à crédit . Là, les revenus perçus vont venir en partie rembourser l’emprunt, une épargne programmée complétant si nécessaire. Les intérêts d’emprunt seront, quant à eux, déductibles fiscalement des revenus fonciers dans les conditions de droit commun. L’objectif est de se construire un patrimoine retraite par l’effet de levier du crédit. Dernière solution, très intéressante pour les dirigeants : acheter des SCPI en nue-propriété temporaire. Pendant la durée fixée, de 3 à 20 ans, l’investisseur ne perçoit pas les revenus de la SCPI. Mais pour compenser ce manque à gagner, le prix d’achat de la SCPI sera réduit. Avec la valorisation des parts, une fois pleinement propriétaire, l’espérance de rendement est très bonne, avec peu de risque à la clé. Et au terme, à la retraite par exemple, le souscripteur percevra aussi les revenus de la SCPI.

Important :

Les contreparties d’un investissement dans les SCPI sont une liquidité incertaine, la revente des parts n’étant pas toujours possible en temps voulu, ni une imposition des revenus au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (17,2 %), sauf à loger ses SCPI dans une assurance vie.

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(1) Vous pouvez renoncer à la déduction fiscale à l’entrée pour bénéficier d’une fiscalité plus douce à la sortie, ce choix étant possible à chaque versement.

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