Sécurisez le paiement de vos factures clients
Une facture impayée n’est jamais anodine : un retard de paiement peut suffire à désorganiser la trésorerie, surtout quand plusieurs clients dépassent la date d’échéance. Et pourtant, tout se joue souvent sur la première démarche : une relance de facture impayée envoyée au bon moment, avec les bonnes informations, et un ton professionnel qui évite de braquer le client. Mail ou lettre relance, première lettre ou envoi recommandé : chaque étape répond à une logique de recouvrement et de preuve de réception.
Dans cet article, vous trouverez un calendrier de relances, les éléments indispensables à rappeler ainsi que nos meilleures recommandations de dernier recours. Caisse d’Épargne vous accompagne avec une méthode claire pour sécuriser le paiement de vos factures sans dégrader vos relations client.
Quand relancer après l’échéance : choisir le bon moment
À défaut d’aménagements prévus dans le contrat, le délai de paiement appliqué par défaut est de 30 jours à compter de la réalisation de la prestation (livraison ou réalisation du service). Ainsi, la plupart des factures indiquent une date d’échéance à 30 jours pour le paiement. Cette date constitue donc un point de repère essentiel pour établir un calendrier de relance. Le processus doit évidemment être interrompu dès que le client répond et consent à négocier la mise en place d’une solution.
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1. Une semaine avant l’échéance
Un message peut être envoyé pour rappeler que l’échéance approche. Le débiteur dispose encore de temps, le message doit donc être purement informatif, et perçu comme un service. Il peut être adressé par mail ou par SMS.
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2. Le jour de l’échéance
Un nouveau message informatif peut être envoyé pour signifier le terme du délai. Les clients attendent parfois l’échéance pour effectuer le paiement pour optimiser leur trésorerie, ce rappel peut donc également leur être utile.
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3. Une semaine après l’échéance
A défaut de paiement et de retour, il est temps de demander des explications au débiteur : s’agit-il d’un oubli, d’une erreur, d’un potentiel litige ? Cette relance est destinée à ouvrir le dialogue.
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4. 15 jours après l’échéance
Si le débiteur n’a pas réagi aux relances précédentes, il s’agit désormais de trouver des solutions pour faciliter le paiement. La relance peut suggérer de mettre en place un échéancier ou laisser la place à des propositions du client.
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5. 30 jours après l’échéance
Si le débiteur n’a donné aucune réponse aux relances précédentes, on peut considérer qu’il n’est pas ouvert au dialogue. Il est alors temps d’évoquer de potentielles sanctions contractuelles (suspension des services, pénalités, procédure de recouvrement judiciaire).
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6. 45 jours après l’échéance
Si aucun dialogue n’est possible, le débiteur est informé de l’ouverture des procédures de recouvrement avec l’envoi d’une mise en demeure de payer, par courrier recommandé.
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7. 60 jours après l’échéance
Il est indispensable de suivre et de consigner l’ensemble des échanges à usage de preuve dans une éventuelle procédure judiciaire. En revanche, si la procédure est lancée, il n’est plus du ressort du fournisseur de s’adresser directement au client au sujet de la facture impayée
Le ton à employer : ne laissez pas vos émotions prendre le contrôle !
Adopter un ton menaçant ou insultant, même dans une situation tendue, ne porte jamais ses fruits :
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Cela diminue les chances de parvenir à un paiement
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Cela détériore durablement la relation commerciale
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Cela peut donner des arguments au débiteur dans le cadre d’une éventuelle action en justice.
Les éléments indispensables à inclure dans un mail de relance
Une relance efficace repose sur un message clair et précis : il doit rappeler le contexte, transmettre les informations essentielles et indiquer clairement les actions attendues.
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Le rappel du contexte
Le message doit établir directement l’origine du problème.
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Les informations essentielles
Le numéro de facture, la date d’émission, le montant et la date d’échéance doivent être rappelés à chaque message. Les moyens de paiement proposés doivent également apparaitre sur chaque relance.
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Les actions attendues
Selon la phase de relance, le message peut inviter à d’autres actions que le paiement : ouverture du dialogue, prise de rendez-vous, proposition d’échéancier… Ces actions attendues doivent être clairement exprimées.
Relancer une facture impayée par mail : structure et bonnes pratiques
La relance par mail est la solution la plus souvent utilisée : simple, rapide, elle permet de consigner les échanges et les dates de chaque envoi.
À chaque relance, le courriel peut être construit sur le même schéma.
- L’objet du mail indique clairement qu’il s’agit d’une relance et précise pour quelle facture ;
- La formule d’adresse doit être personnalisée autant que possible : si vous avez le nom du contact, utilisez-le plutôt qu’une formule générique (« Madame, Monsieur ») ;
- Les informations de la facture doivent être rappelées à chaque relance : numéro de facture, prestation, montant, date d’émission et date d’échéance ;
- Le montant attendu doit être indiqué explicitement (en tenant compte des éventuels acomptes, avoirs ou paiements partiels déjà réalisés) ;
- Des moyens de paiement doivent être proposés (RIB, lien de paiement sécurisé…) ;
- Des propositions de règlement amiable peuvent être formulées ou sollicitées (échéancier) ;
- Des sanctions peuvent être évoquées (suspension des services, pénalités, recours contentieux) en cas de silence volontaire du débiteur ;
- Une possibilité de dialogue doit toujours subsister, à toutes les étapes, en indiquant des moyens de contact (téléphone, mail) ;
- Les pièces justificatives nécessaires doivent être jointes au courriel (copie de la facture, bon de livraison, contrat, commande…).
Relance de facture impayée : nos réponses à vos questions
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