Une nouvelle année record pour les pharmacies

Le GERS Data a dévoilé le bilan de l’année 2025, mettant en lumière une progression constante du chiffre d’affaires du réseau officinal, malgré le recul des volumes de médicaments remboursables. Tour d’horizon des principaux enseignements.
À l’occasion des vœux de début d’année, David Syr, directeur général du GERS Data, et son équipe ont présenté les résultats marquants de 2025. Le chiffre d’affaires des officines atteint 48,4 Md€, soit une hausse de 4,7 % par rapport à 2024, représentant une progression d’environ 2 Md€. « On a toujours le sentiment, année après année, que la croissance va se stabiliser, et qu’on va avoir une asymptote, et finalement on observe 35 % de croissance sur les 5 dernières années », commentait le directeur.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte particulier : le maillage territorial des pharmacies se fragilise. Près de 1 200 officines ont fermé leurs portes au cours des 5 dernières années, et environ 2 500 sur la dernière décennie. Ces fermetures et fusions profitent aux établissements restants, dont le chiffre d’affaires moyen est passé de 1,6 M€ en 2016 à 2,5 M€ en 2025. Le réseau officinal se concentre, creusant les inégalités dans les régions déjà touchées par les déserts pharmaceutiques, telles que la Bourgogne, le Limousin, la Basse-Normandie, le Centre ou encore la Bretagne.
Selon David Syr, « 2025 est une première depuis de nombreuses années. Si le médicament de prescription médicale obligatoire constitue le principal contributeur à la croissance, il ne pèse que pour 56 % de la croissance. » Les vaccins se hissent cette année à la deuxième place, avec 32 % de contribution à la croissance, soit une valeur de 713 M€. Cette performance s’explique notamment par une campagne vaccinale contre la grippe dépassant très largement les résultats des années précédentes.
Les pharmacies françaises ont joué un rôle majeur, réalisant 69 % des actes d’injection, signe d’une implication croissante dans les missions de santé qui leur sont confiées. Le nouveau vaccin contre le zona du laboratoire GlaxoSmithKline, Shingrix®, ainsi que les vaccins bactériens contre les méningocoques, tels que Prevenar® de Pfizer, ont également fortement contribué à cette dynamique.
Le segment de la beauté complète le trio de tête des segments les plus porteurs, suivi de près par la diététique. À l’inverse, l’univers maman et bébé ainsi que les produits vétérinaires affichent une baisse en 2025, témoignant d’un repli du pouvoir d’achat des Français.
Alors que le secteur officinal affiche une progression constante, la croissance du marché des médicaments hospitaliers décélère. Cette tendance s’explique notamment par la baisse des prix et la diminution des volumes de médicaments en accès dérogatoire, mettant en lumière les évolutions contrastées entre les différents circuits de délivrance du médicament en France.
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