Des actifs valorisés, des décisions mieux éclairées 

Renforcer les conditions de pérennité et de développement de son entreprise dans une économie fluctuante.

Longtemps, la question de la valorisation des actifs a été un enjeu pour la cession-transmission : il s’agissait de mettre un prix en face de toute la valeur créée par l’entreprise. Dans un monde changeant, comme celui que nous connaissons aujourd’hui, l’enjeu est permanent. Il est au cœur du dispositif de toute structure avisée face aux évolutions rapides et parfois imprévisibles de son environnement (inflation du coût des matières premières et de l’énergie, tarifs douaniers, tensions géopolitiques, aléas climatiques, etc.). Comment renforcer les conditions de pérennité et de développement de son entreprise dans une économie fluctuante ? 

Les explications et conseils de Meryem Ait Salah, banquière conseil à la Caisse d’Epargne Grand Est Europe. 

Quels sont les piliers de la pérennité d’une entreprise dans un environnement imprévisible ?

Les PME, ETI et structures de l’ESS font aujourd’hui face à un environnement qui évolue très rapidement et qui, parfois, donne quelques sueurs froides à leurs dirigeants. Dans ce contexte, pour pouvoir se développer et surtout assurer la pérennité, trois leviers font la différence.   

  • La robustesse financière.

    Une structure qui dispose d’une trésorerie confortable et d’un endettement maîtrisé peut absorber, sans trop de difficultés, ces aléas conjoncturels, tout en poursuivant ses investissements stratégiques.  
     
    À l’inverse, une société trop contrainte financièrement va forcément faire le choix de reporter certains projets, voire y mettre un arrêt. Cela va donc avoir des répercussions sur sa compétitivité et sa capacité à se développer. Elle peut même se retrouver en situation de crise, ce qui peut mettre en péril sa pérennité. 

  • L’agilité. 

    La capacité d’être toujours à l’écoute de son environnement, d’anticiper les évolutions (de consommation, de marché) et de pouvoir optimiser ses process et ses charges est une clé de la pérennité dans un monde imprévisible. Ainsi, on peut prévoir suffisamment en amont les nécessités d’adapter sa structure, son business model, ses produits, ses services et ainsi mettre en place les solutions de financement adéquates. 

  • La valorisation des actifs.

    Pas forcément identifiée par les dirigeants comme un levier de pérennisation. De nombreuses entreprises et structures de l’ESS possèdent un patrimoine immobilier parfois substantiel. Il peut être intéressant de déployer une stratégie immobilière consistant à en monétiser une partie pour dégager du cash utile à un investissement stratégique. Et même si on a l’usage des locaux que l’on possède, il existe des solutions comme le Sale & Lease Back, qui permet d’établir un bail ferme à très long terme afin de libérer des moyens d’investir.

    Toujours dans l’idée de la valorisation des actifs, on peut aussi évoquer la possibilité d’effectuer la cession d’une société pour se recentrer sur un savoir-faire spécifique en procédant à des investissements, voire à l’acquisition d’un acteur clé sur le marché. 

Quelles priorités les dirigeants doivent-ils avoir en tête pour relever ces défis ?

Avant tout, il leur faut être bien accompagnés pour bâtir des stratégies globales adossées à une optimisation sans faille. 

Cela passe d’abord par les solutions de financement les mieux adaptées aux besoins. La palette est vaste, du financement classique moyen-long terme au crédit-bail mobilier ou immobilier en passant par les financements structurés (par exemple dans le cadre d’une réorganisation capitalistique ou d’une croissance externe). Ce qui compte, c’est de mobiliser ces différents outils de financement au bon endroit, au bon moment, en fonction de la réalité économique et à la lumière des ambitions stratégiques.  

Ensuite, il faut aborder l’optimisation de la trésorerie, qu’on peut faire jouer sur deux axes. En dégageant de la trésorerie, par exemple par la mobilisation de ses créances clients via l’affacturage ou encore de son crédit de TVA ou de son crédit d’impôt sur la recherche. Et en optant pour les formules de placement des excédents les plus pertinentes en fonction de ses projets.  

Pour relever les défis évoqués, on peut aussi parler d’innovation. L’adaptation de l’outil de production, le développement de nouveaux produits et services, la R&D, tout cela va faire la différence pour rester compétitif. Il est essentiel de renforcer ses actifs immatériels pour donner de la valeur à son entreprise, poursuivre son développement et résister aux chocs.  

Le développement du capital humain est également crucial. Attirer les talents, en particulier dans des industries où certains profils sont très recherchés, peut permettre de passer des paliers décisifs. Il faut aussi fidéliser ses talents : par exemple en les intéressant au capital pour qu’ils puissent se projeter à très long terme dans la société, en partageant mieux la valeur, et, dans des entreprises familiales, en préparant la transmission.

Comment ces dirigeants sont-ils accompagnés par Caisse d’Epargne ?

Meryem Ait Salah

Banquière conseil à la Caisse d’Epargne Grand Est Europe.

Ces derniers pourront s’appuyer sur le banquier conseil qui agira en chef d’orchestre pour l’accompagnement financier des projets de l’entreprise. Il mobilisera : 

  • Les expertises de la Caisse d’Epargne régionale (les financements structurés, le capital-investissement, les spécialistes du développement à l’international, les experts placements, la filière Néobusiness consacrée aux projets innovants, etc.) ;
  • Les expertises du Groupe BPCE (conseil en fusion-acquisition, accompagnement des managers dans le cadre d’un LBO, financements spécifiques comme la fiducie-sûreté, conseil en stratégie et transformation, etc.)
  • L’ensemble des partenaires de l’écosystème régional (dans le champ de l’innovation, de l’investissement etc.) 

Caisse d'Epargne

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