Les réseaux d’accompagnement,
partenaires de votre réussite en 2021

Entreprendre au féminin : comment être bien accompagnée pour réussir en 2021

Le Salon SME on-line s’est tenu le 8 décembre 2020. La Fédération nationale des Caisses d’Epargne, portant également l’engagement de la banque en faveur de l’entrepreneuriat des femmes y a animé un webinaire consacré au rôle des réseaux d’accompagnement

Autour de la table virtuelle, animée par Cédric Turini, directeur de la RSE à la FNCE, Agathe Savioz, représentante de Force Femmes, Sophie Courtin-Bernardo, co-fondatrice de L-Start et Nadège Onderka, Présidente des Premières. Pour prolonger l’échange, nous les avons interrogées sur les opportunités de se lancer dans l’entrepreneuriat en 2021 ou de donner un coup d’accélérateur à son activité lorsqu’on a déjà franchi le pas.

Entreprenez ! L’action est la meilleure réponse à l’adversité !

Les représentantes des réseaux d’accompagnement sont unanimes : la crise sanitaire et les incertitudes économiques qui l’accompagnent ne sauraient donner un coup d’arrêt à la dynamique qui a vu l’entrepreneuriat en général et celui des femmes en particulier, prendre son essor ces dernières années : « La démarche entrepreneuriale reste une voie à encourager, pour celles et ceux qui en ont l'envie et la capacité, car c'est toujours porteur de sens, avant même d'être générateur de chiffre d'affaires » déclare Agathe Savioz portant l’accent sur l’importance, quelles que soient les circonstances, de s’accomplir dans un projet qui permet d’aligner ses motivations avec sa créativité et son esprit d’initiative.

Sophie Courtin-Bernardo va plus loin, estimant que « l'action reste la meilleure réponse à l'angoisse et l'adversité ! Nous vivons depuis quelques mois une situation historique qui rend les projections incertaines. Cela ne veut cependant pas dire que les porteuses de projet doivent renoncer à leur envie de se lancer ! On peut le voir depuis quelques mois, certains projets explosent. Des entrepreneurs ont su identifier des opportunités, il faut s'en inspirer ». Agathe Savioz renchérit : « De nombreuses activités sont encore à inventer et le digital ouvre des perspectives infinies » et de citer le cas d’une professeure indépendante de dessin qui, en pivotant rapidement à l’heure du premier confinement, a pu doubler son chiffre d’affaires en proposant de nouvelles prestations en ligne.

La digitalisation de l’économie comme l’apparition de nouveaux besoins, dans un contexte global de transformations de l’économie et de la société, sont bel et bien matière à trouver de bonnes idées pour se lancer. Alors « Oui, Mesdames, n’hésitez pas à créer votre entreprise en 2021 » s’exclame Nadège Onderka, et n’hésitez pas à entreprendre dans tous les secteurs : « Les entrepreneures sont majoritairement présentes dans des secteurs d’activité dont l’impact social est avéré, d’autant plus dans la période que nous traversons : Care, Économie Sociale et Solidaire (ESS) Tech4Good, services à la personne, environnement, éducation, culture… En ce sens, les entrepreneurEs construisent déjà le monde de demain. Mais il y a aussi une place à prendre dans les secteurs traditionnellement masculins : tech, numérique ou encore industrie. »

L’accompagnement, plus que jamais fondamental pour réussir

Les réseaux ne se contentent pas d’inciter les femmes à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale : ils rappellent à quel point il est essentiel de structurer son projet pour lui donner les meilleures chances de réussite. Sophie Courtin-Bernardo, représentante du réseau L-Start, fort d’un réseau de 40 expertes conseillant les créatrices est formelle : « il faut plus que jamais prendre le temps de se faire accompagner et de valider son idée avec méthode ! Il faut faire preuve de créativité pour se lancer dans une activité dont le business model pourra s'adapter à la pandémie ou à d'autres crises. Le volet digital aujourd'hui est devenu incontournable ! Nous évoquions également avec Cédric Turini, directeur de la RSE à la FNCE, lors du webinaire au Salon SME on-line, l'importance de pouvoir se financer pour pouvoir grandir et faire face aux coups durs. En 2021, plus que jamais, les entrepreneures devront être vigilantes dans de leurs projections financières pour évaluer justement leurs besoins de financements. »

C’est là un véritable point de vigilance sur lequel les chargés d’affaires de la Caisse d’Epargne insistent : les études montrent que les femmes entrepreneures ont tendance à solliciter des montants moindres que leurs homologues masculins quand elles se lancent, au risque de revenir voir le banquier quand la trésorerie vient à manquer (et elles ne sont alors pas dans la posture la plus confortable pour discuter) ou lorsqu’il faut financer des investissements imprévus (ce qui peut laisser le sentiment que le business plan initial était incomplet). Une situation aussi fréquente qu’absurde quand on sait que les entreprises créées par des entrepreneures ont des taux de pérennité et de réussite supérieurs à la moyenne (40% de risques de moins de déposer le bilan si l’entreprise est créée par une femme BGE, 2018) » rappelle Nadège Onderka, Présidente des Premières.

Les réseaux innovent pour accompagner créatrices et entrepreneures en activité

Pour les réseaux d’accompagnement, il y a un vrai défi à relever pour soutenir l’ambition des créatrices et accompagner les entrepreneures dans la période chahutée que nous traversons. « Depuis mars 2020, nous sommes beaucoup sollicitées par les entrepreneures déjà lancées. Un certain nombre souhaitent simplement échanger, partager leurs doutes et challenger leur vision. D'autres en revanche se sentent perdues et souhaitent être soutenues pour remettre leur business model à plat, pour travailler sur une feuille de route et affronter les mois à venir. Le confinement, la réorganisation familiale induite par le télétravail et la fermeture de nombreuses activités ont fragilisé les business de nos membres. Nous avons donc inclus cette année des "entretiens stratégiques individuels" dans l'abonnement pour accompagner nos membres : 45 minutes pour dégager les objectifs prioritaires et les grandes lignes de leur feuille de route. », explique Sophie Courtin-Bernardo.

Chez Force Femmes aussi, on est en ordre de marche depuis les premiers temps de la crise CoviD pour soutenir sans relâche les femmes entrepreneures, comme en témoigne Agathe Savioz : « depuis le premier confinement, nous sommes en contact rapproché avec les femmes que nous avons accompagnées par le passé. Nous les mettons à l'honneur autant que possible avec une rubrique "Soutien à nos créatrices" via Instagram où nous saluons leur adaptabilité et les moyens qu'elles ont déployés pour continuer d'exercer (livraisons, tutoriels, ristournes, bons cadeaux, etc.). Nous avons aussi confectionné un catalogue de Noël présentant les sites de 25 femmes de France entière qui ont été accompagnées par Force Femmes et proposent des cadeaux originaux et souvent Made in France pour Noël. De plus, nous poursuivons cette année encore le Prix des Entrepreneuses by Force Femmes afin de donner de la visibilité à 10 femmes de plus de 45 ans qui ont lancé leur activité. En 2021, nous mettrons en place un soutien renforcé pour les femmes qui auront eu le courage de se lancer à travers l'ouverture d'un accélérateur pour les cheffes d'entreprise qui ont entre 3 et 5 ans d'existence, mais également un fonds de soutien pour nos créatrices les plus impactées par le CoviD et un déploiement de la communication par des portraits et des podcasts présentant des femmes inspirantes qui avaient été accompagnées par Force Femmes. »

Le réseau des Premières a également adapté ses modalités d’accompagnement : la crise a été « l’occasion d’innover, avec de nouvelles moutures de programme tels que l’E-Start (un programme de diagnostic entrepreneurial en 48h 100% digital), l’E-mergency (un programme de 3 mois dédié aux jeunes créatrices d’entreprise afin de s’adapter à la crise et de rebondir de façon efficace), le PLAY-1ere, un programme de 6 mois axé sur la digitalisation de l’entreprise et de son chiffre d’affaires & la pérennisation de son business-model », précise Nadège Onderka. L’action du réseau aux côtés des entrepreneures se complète de « webinaires hebdomadaires de 45 min, les « RDV des Premières », animés à tour de rôle par l’un de nos incubateurs régionaux autour d’un sujet de l’entrepreneuriat féminin. » La Caisse d’Epargne et son partenaire Pay Plug ont d’ailleurs co-animé l’un de ces rendez-vous consacré au commerce en ligne
Pas de doute, les réseaux d’accompagnement sont plus que jamais mobilisés pour que l’entrepreneuriat reste un choix et un choix épanouissant pour les femmes (comme pour les hommes). Le salon SME on-line a permis à ces réseaux de donner de la voix à la conviction que l’économie a évidemment besoin de tous les talents pour se relancer, se développer, pour innover, pour créer de nouvelles richesses. Ce webinaire a aussi été l’occasion de rappeler l’importance de se faire accompagner pour mettre toutes les chances de réussir de son côté. Le message est matière à optimisme : 2021 peut être, pour toutes celles et tous ceux qui ont envie d’entreprendre, une année riche d’opportunités et d’innovations.

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