L’audace à l’honneur du Forum Marie Claire 2019

Le pouvoir de l’audace dans la vie professionnelle. Comment lever les freins et réussir ?

Retour sur les temps forts du Forum Marie Claire, en partenariat
 avec la Caisse d’Epargne, qui s’est tenu le 12 avril 2019.

Casser les stéréotypes, bousculer les normes

Introduite par Marianne Mairesse, rédactrice en chef de Marie Claire, par un puissant verbatim, « l’audace, c’est le pouvoir qu’on se donne à soi-même », la journée a démarré sur les chapeaux de roue avec une première table ronde intitulée « les chemins de l’audace ».
Les intervenantes y ont exposé leur parcours, jamais « typique », toujours fait de rencontres, d’occasions, d’opportunités saisies, d’émotions muées en énergie, de désirs concrétisés en projets, d’initiatives transformées en réussites.
Ainsi, une Claire Martichoux, fondatrice du réseau « Les petits soins » a-t-elle raconté comment, après une brillante carrière dans la publicité, elle a passé un CAP d’esthéticienne et cloué le bec à ceux qui la jugeaient trop « senior » pour faire valoir sa puissance créative en se réinventant radicalement, comme cheffe d’entreprise à la tête d’une florissante franchise.

L’humoriste Caroline Vigneaux qui a rendu sa robe d’avocate, malgré la brillante carrière qui lui était promise dans ce métier, a surenchéri en incitant chacun et chacune à « oser faire ce qu’on veut depuis toujours », quitte à décevoir les attentes sociales qui imposent une certaine vision de la réussite.
Pour l’astronome et exploratrice Merieme Chadid, l’audace s’exprima à travers l’orientation vers un métier auquel personne, jamais, n’aurait pensé pour elle. Et de citer Voltaire, « le succès est toujours l’enfant de l’audace », pour inciter chacun et chacune à ne pas se laisser emprisonner par les perceptions déterministes limitant les horizons de son épanouissement personnel et professionnel. Un discours auquel la députée Karima Delli s’est montrée particulièrement sensible :
« l’audace, c’est casser la normalité », s’est-elle exclamée, comme une invitation lancée à se choisir un destin à soi. 

Pour Marie-Virginie Klein, vice-présidente de l’incubateur Willa, aussi vrai que l’on ne doit pas se laisser enfermer par des stéréotypes liés au genre ou à l’origine sociale, il ne faut pas non plus s’interdire l’audace à tout âge : « ce n’est pas innée d’être audacieuse. Ça peut venir sur le tard ». Non, une carrière n’est pas dans l’impasse si on n’a pas réalisé de grands projets avant 35 ans : tout est possible, pourvu qu’on ose défier les idées reçues

Libérer l'énergie des femmes, accepter leur ambition

Après cette énergisante table ronde et une séquence d’ateliers animés par les équipes de La Ruche et de CSP, les participants au Forum Marie Claire ont pu assister à trois keynotes inspirantes : celle de Fleur Pellerin, ex-Ministre de la culture et de la communication aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement, celle de Nathalie Boy de la Tour, Présidente de la ligue de football professionnel et celle de Sarah Ourahmoune, boxeuse, leader associative et entrepreneuse.
La première a évoqué l’importance de dépasser les freins intériorisés et le bon droit des femmes à se mettre en avant, malgré une société qui ne voit toujours pas d’un très bon œil l’ambition qu’elles affirment.
La seconde a insisté sur le devoir collectif d’accepter la libération de l’énergie des femmes, notamment en leur donnant un large accès à tous les sports, espaces d’empowerment et de prise de confiance en soi s’il en est. Un propos qui n’est pas sans rappeler la vision du Programme #FemmesDeTalent développé par la Caisse d’Epargne.
Une vision que partage assurément la troisième pour qui l’expérience du sport de haut niveau a été une véritable leçon de vie : travail sans relâche, résistance à l’effort, résilience face à l’échec mais aussi assumation du désir de « boxer les codes » et de mettre ko les préjugés.

Donner aux femmes les moyens de leur audace

Place ensuite à la seconde table ronde, à laquelle étaient conviés Florent Lamoureux, Directeur du Marché des Professionnels de la Caisse d’Epargne, Cécile Dejoux, Professeur des universités au Cnam et Directrice du Learning Lab Humain Change, Siham Laux, Fondatrice d’Ôfildesvoisins et Mylène Romano, Business Angel. Le thème :
« franchir les obstacles ».
Pour Florent Lamoureux, qui représentait les Caisses d’Epargne ayant mené une vaste étude sur les freins à l’entrepreneuriat des femmes et conclu un accord-cadre avec l’Etat pour porter le taux de femmes parmi les entrepreneurs à 40% d’ici 2020, il est essentiel de se
« savoir accompagnée et soutenue » quand on sort de sa zone de confort pour oser un projet audacieux, tel celui de la création ou reprise d’une entreprise.

Mylène Romano a insisté sur le rôle du banquier qui doit garantir une véritable équité de traitement des dossiers présentés par des femmes et par des hommes. L’occasion pour Florent Lamoureux de rappeler que les données issues des Baromètres sur l’entrepreneuriat féminin indiquent que les femmes qui ont poussé la porte de la banque n’ont pas rencontré plus de difficultés que les hommes à obtenir des financements. La clé, c’est véritablement la solidité du dossier et de ce point de vue-là, il y a matière à optimisme car les femmes font davantage appel aux réseaux d’accompagnement et proposent des projets présentant de meilleures perspectives de pérennité. Se pose néanmoins la question de leur ambition : les femmes sollicitent en moyenne 250 000 euros de financement contre 3 millions d’euros pour les hommes, a souligné Mylène Romano. 

Cécile Dejoux a à son tour porté l’accent sur la nécessité de renforcer l’ambition des femmes : s’il est utile, pour construire un projet,
d’ « identifier ses freins, d’analyser les échecs des autres comme ceux que l’on a pu connaître soi-même, il est aussi indispensable de braquer le projecteur sur les réussites »… Et de se trouver des rôles modèles inspirants dans les pas desquels s’inscrire pour tracer son propre chemin vers le succès.
Siham Lhaux a aussi dit la nécessité de développer une culture du droit au « test & learn », mais aussi du mentoring et du coaching, pour permettre à chacun de se challenger : l’intrapreneuriat, dont elle a
elle-même fait l’expérience avant de se lancer, est une démarche exemplaire de cet esprit.
Le Forum Marie Claire 2019 fût bien une journée intense et enthousiasmante, en soi stimulante pour l’audace !

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# Une série de 12 publi-rédactionnels qui démontent les idées reçues sur l'entrepreneuriat en général et l'entrepreneuriat des femmes en particulier.
# Le podcast "La belle audace", avec un 1er épisode en compagnie de l'ancienne avocate reconvertie en humoriste, Caroline Vigneaux.

Crédits photos : Jean Chiscano

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