Reprise d’entreprise : un modèle entrepreneurial qui dépasse la transmission familiale

La cession-transmission des entreprises en France

Longtemps, la reprise d’entreprise a essentiellement été le fait de transmissions familiales. De récentes études, notamment celle menée par l’Observatoire BPCE et celle conduite par l’Observatoire de la transmission des TPE/PME sur un panel d’adhérents de l’association des Cédants et Repreneurs d’Affaires (CRA) indiquent certaines évolutions.

50 000 entreprises sont cédées chaque année. La plupart (68 %) sont proposées à la reprise en raison du départ en retraite du dirigeant-propriétaire. La très grande majorité (84 %) de ces entreprises mises sur le marché de la reprise témoignent d’une robustesse qui se lit dans leur pérennité : elles ont au moins 10 ans d’activité derrière elles. Et avec ça, un bon niveau de chiffre d’affaires (en moyenne 1,74 million/an) qui contribue à leur conférer une valeur de cession intéressante pour celui qui la propose à la transmission (839 000 euros en moyenne).

Autant dire qu’à moins de bénéficier d’une transmission familiale, c’est un investissement important pour le repreneur. Mais ça ne fait pas peur à 70 % d’entre eux qui ne sont pas issus de la famille ou de l’environnement personnel du cédant. Aujourd’hui, reprendre, ce n’est plus l’affaire du fils ou de la fille du fondateur, mais une véritable option pour entreprendre. Ceux qui se lancent dans cette aventure sont majoritairement des hommes diplômés, ayant la quarantaine et disposant d’un bon niveau d’apport personnel avant d’aller solliciter des financements. On les devine aussi très motivés par le projet : ils ont cherché pendant plus d’un an LA bonne affaire à reprendre avant d’y aller !

Observatoire de la transmission des TPE/PME, CRA 2019 – Etude réalisée sur un panel de 1270 adhérents du CRA entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2018 (TPE-PME hors commerce de détail et artisanat, avec un effectif de 1 à 249 salariés).

La cession-transmission des entreprises en France, Les Carnets de BPCE L’Observatoire 2019.