Selon le baromètre sur la rémunération des TPE * effectué en 2025 par le cabinet Dougs, 50 % des chefs d’entreprise gagnent moins de 1 800 euros par mois. Certains se versent bien entendu des rémunérations sensiblement plus importantes. Cela dépend du secteur d’activité, de la prospérité de la structure, mais aussi des modalités de rémunération. Explications.
Combien se payer ?
Combien voulez-vous ?
Pour déterminer le montant de votre rémunération, plusieurs paramètres sont à prendre en compte :
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Votre secteur d’activité
Renseignez-vous sur la rémunération moyenne des chefs d’entreprise dans votre secteur et dans votre région. Les experts des réseaux d’accompagnement peuvent vous aider à collecter de l’information sur ce point, notamment au sein d’organisations telles que BGE, Réseau Entreprendre ou encore des réseaux consacrés aux femmes entrepreneures.
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Les paramètres de votre business plan
La diversification de votre offre, l’ajustement de votre politique tarifaire, l’ambition de la politique commerciale. sont autant de dimensions à travailler en prenant en compte les enjeux de rémunération, celle de vos collaborateurs comme la vôtre.
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Vos besoins personnels
Un projet entrepreneurial repose en large partie sur les épaules du créateur ou de la créatrice. « Nous sommes attentifs à la compatibilité du projet professionnel avec les besoins personnels, parce que nous avons directement intérêt qu’il ou elle réussisse », explique Virginie Engrand. Et d’ajouter qu’« il est essentiel que l’entrepreneur soit le plus serein possible pour développer son activité ».
Se salarier ou ne pas se salarier ?
Les entrepreneurs ont la possibilité de se salarier, de se verser une rémunération en tant que travailleur non salarié et/ou de recevoir des dividendes.
Le mix rémunération régulière et dividendes
En tant que travailleur non salarié, l’entrepreneur peut se verser une rémunération régulière, sur laquelle sont dues des cotisations sociales réglées par la structure. Cette rémunération est par ailleurs soumise à l’impôt sur le revenu.
Ce format de rémunération permet au dirigeant d’adapter le rythme de ses revenus aux exigences de sa vie personnelle (règlement de loyers, factures et autres prélèvements mensuels) tout en préservant une bonne flexibilité des versements en fonction des aléas de trésorerie de son activité.
Il lui est possible ensuite de compléter cette rémunération régulière par des dividendes en fin d’exercice. Ceux-ci seront imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 31,4 %, au lieu de 30 % depuis le 1er janvier 2026, comprenant 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvement sociaux. Mais il est possible de renoncer au PFU en optant pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu (BPIR), auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 18,6 %, qui permet notamment de bénéficier de certains abattements (dons aux associations) et déductions (une partie de la CSG, certains frais…).
Par ailleurs, le chef d’entreprise non salarié doit impérativement compléter sa couverture sociale pour s’assurer des revenus en cas d’arrêt de travail, voire d’invalidité, et doit prendre des mesures pour préparer sa retraite.
Penser rémunération globale
La rémunération de l’entrepreneur ne se pense pas comme celle des salariés. En effet, elle comporte plusieurs composantes qui forment ce qu’on appelle la rémunération globale. Celle-ci peut comprendre :
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Les avantages en nature :
– Le véhicule personnel dont l’entreprise est propriétaire ou titulaire du contrat de location longue durée, la mise à disposition d’un logement de fonction, la prise en charge des frais de téléphonie…
– La rémunération du compte courant d’associé: si le dirigeant prête à titre personnel de l’argent à la société (par exemple, pour consolider la trésorerie), il lui est possible de percevoir des intérêts sur ces sommes ainsi dues. Ces intérêts sont déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise.
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Le loyer des locaux professionnels
Si l’entrepreneur possède à titre personnel les locaux dans lesquels son activité est installée, il lui est possible de percevoir des loyers. Pour lui-même, c’est un revenu complémentaire non soumis aux charges sociales. Quant à l’entreprise, le montant de ces loyers est déductible de son bénéfice imposable.
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La constitution d’une épargne et des dispositifs de préparation de la retraite
Epargne salariale (dès lors que l’entreprise compte au moins un salarié), plan d’épargne entreprise (idem)…
Pour définir la stratégie de rémunération la mieux adaptée à votre situation, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller Caisse d’Epargne, il pourra également vous orienter vers le compte professionnel le plus adapté à votre profil d’entrepreneur.
Caisse d'Epargne
Rédaction achevée le 26/02/2026.
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