Entrepreneur : quelle solution pour optimiser votre rémunération ?

Maximisez votre rémunération d'entrepreneur grâce à nos stratégies sur salaire, dividendes et avantages. Sécurisez votre avenir financier avec des conseils experts.

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Selon le baromètre sur la rémunération des TPE * effectué en 2025 par le cabinet Dougs, 50 % des chefs d’entreprise gagnent moins de 1 800 euros par mois. Certains se versent bien entendu des rémunérations sensiblement plus importantes. Cela dépend du secteur d’activité, de la prospérité de la structure, mais aussi des modalités de rémunération. Explications.

Combien se payer ? 


Ne pas se payer : une fausse bonne idée

Quand on crée son entreprise, il y a une excellente question à se poser : « Combien je veux me payer ? ». Beaucoup de créateurs et créatrices sont tentés de se priver de rémunération au moins au lancement pour préserver la trésorerie de leur structure (hors dispositif ARCE/ARE). Ils se disent peut-être aussi que cela convaincra leurs partenaires de leur grande motivation !


Erreur, nous dit Virginie Engrand, directrice adjointe de région à la Caisse d’Epargne Hauts-de-France : « Pour le banquier, un projet entrepreneurial qui tient la route, c’est un projet suffisamment solide pour que le créateur ou la créatrice puisse se rémunérer à la hauteur de son investissement, de son travail, des ambitions qu’il a pour lui-même comme pour l’entreprise ». Comprendre : vous inspirerez davantage confiance en donnant des signes de réalisme économique, y compris concernant vos propres besoins, qu’en vous présentant comme une personne prête à tout donner sans (presque) rien recevoir en retour !






Anticipez votre rémunération et son évolution

Votre rémunération fait donc pleinement partie du business plan de votre projet au chapitre du prévisionnel financier. Un prévisionnel s’établit généralement à trois ans. Il est indispensable d’y faire figurer votre rémunération et les anticipations de son évolution en fonction du développement du chiffre d’affaires, des charges d’exploitation et des investissements que vous envisagez.






Combien voulez-vous ?

Pour déterminer le montant de votre rémunération, plusieurs paramètres sont à prendre en compte :

  • Votre secteur d’activité

    Renseignez-vous sur la rémunération moyenne des chefs d’entreprise dans votre secteur et dans votre région. Les experts des réseaux d’accompagnement peuvent vous aider à collecter de l’information sur ce point, notamment au sein d’organisations telles que BGE, Réseau Entreprendre ou encore des réseaux consacrés aux femmes entrepreneures.

  • Les paramètres de votre business plan

    La diversification de votre offre, l’ajustement de votre politique tarifaire, l’ambition de la politique commerciale. sont autant de dimensions à travailler en prenant en compte les enjeux de rémunération, celle de vos collaborateurs comme la vôtre.

  • Vos besoins personnels

    Un projet entrepreneurial repose en large partie sur les épaules du créateur ou de la créatrice. « Nous sommes attentifs à la compatibilité du projet professionnel avec les besoins personnels, parce que nous avons directement intérêt qu’il ou elle réussisse », explique Virginie Engrand. Et d’ajouter qu’« il est essentiel que l’entrepreneur soit le plus serein possible pour développer son activité ».

Se salarier ou ne pas se salarier ?

Les entrepreneurs ont la possibilité de se salarier, de se verser une rémunération en tant que travailleur non salarié et/ou de recevoir des dividendes.

Salariat : le choix de la sécurité

Le salariat peut être une option rassurante pour qui souhaite recevoir une rémunération fixe tous les mois et bénéficier des couvertures sociales principales (régime général de la Sécurité sociale, retraite, chômage…).

En ce cas, il est possible de signer un contrat de travail qui lie le chef d’entreprise à la société. Les salaires et cotisations sociales du dirigeant seront alors déduites du résultat de la société.

Les entrepreneurs individuels peuvent aussi choisir de rejoindre une Coopérative d’activités et d’emploi (CAE) pour accéder à un statut d’entrepreneur salarié. Lié par un contrat à la CAE, le professionnel recevra de celle-ci une rémunération généralement composée d’une part fixe et d’une part variable calculée en fonction de son chiffre d’affaires. Ce modèle, réservé aux entrepreneurs dont l’activité n’est pas réglementée et/ou dont l’activité n’exige pas de bail commercial, est retenu par nombre d’entre eux dans l’économie sociale et solidaire (ESS), qui apprécient la sécurité accordée par ce statut en même temps qu’ils goûtent le bon mix entre challenge personnel et appartenance à une communauté dynamique.

Le mix rémunération régulière et dividendes

En tant que travailleur non salarié, l’entrepreneur peut se verser une rémunération régulière, sur laquelle sont dues des cotisations sociales réglées par la structure. Cette rémunération est par ailleurs soumise à l’impôt sur le revenu.

Ce format de rémunération permet au dirigeant d’adapter le rythme de ses revenus aux exigences de sa vie personnelle (règlement de loyers, factures et autres prélèvements mensuels) tout en préservant une bonne flexibilité des versements en fonction des aléas de trésorerie de son activité.

Il lui est possible ensuite de compléter cette rémunération régulière par des dividendes en fin d’exercice. Ceux-ci seront imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 31,4 %, au lieu de 30 % depuis le 1er janvier 2026, comprenant 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvement sociaux. Mais il est possible de renoncer au PFU en optant pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu (BPIR), auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 18,6 %, qui permet notamment de bénéficier de certains abattements (dons aux associations) et déductions (une partie de la CSG, certains frais…).

Par ailleurs, le chef d’entreprise non salarié doit impérativement compléter sa couverture sociale pour s’assurer des revenus en cas d’arrêt de travail, voire d’invalidité, et doit prendre des mesures pour préparer sa retraite.

Tout dividende : à vous les bénéfices !

L’entrepreneur qui préside sa Sasu, une Eurl, une Sarl ou même une SAS peut opter pour une rémunération à 100 % en dividendes. Dans l’absolu, un associé unique (Sasu ou Eurl) peut donc se verser la totalité des bénéfices de la société pourvu que soient couvertes les pertes antérieures et que soit préservée une réserve légale de 10 % du capital social. Il est évidemment recommandé de laisser une partie des bénéfices sur le compte de la société pour conserver un bon niveau de trésorerie et une capacité d’investissement suffisante.

La rémunération à 100 % en dividendes se fait normalement en fin d’exercice. Il est cependant possible de procéder au versement d’acomptes sur dividendes pourvu d’établir des comptes intermédiaires certifiant un bénéfice distribuable.

La rémunération en dividendes a des conséquences fiscales. Les bénéfices de l’entreprise sont d’abord soumis à l’impôt (IS ou IR). La fraction correspondant aux dividendes versés est ensuite imposée au titre des revenus du bénéficiaire au PFU (31,4 %) ou au BPIR ainsi qu’aux prélèvements sociaux au taux de 18,6 %.

Comme le travailleur non salarié, le mandataire social qui se rémunère exclusivement en dividendes doit compléter sa couverture sociale et préparer sa retraite.

Penser rémunération globale

La rémunération de l’entrepreneur ne se pense pas comme celle des salariés. En effet, elle comporte plusieurs composantes qui forment ce qu’on appelle la rémunération globale. Celle-ci peut comprendre :

  • Les avantages en nature :

    Le véhicule personnel dont l’entreprise est propriétaire ou titulaire du contrat de location longue durée, la mise à disposition d’un logement de fonction, la prise en charge des frais de téléphonie…

    – La rémunération du compte courant d’associé: si le dirigeant prête à titre personnel de l’argent à la société (par exemple, pour consolider la trésorerie), il lui est possible de percevoir des intérêts sur ces sommes ainsi dues. Ces intérêts sont déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise.

  • Le loyer des locaux professionnels

    Si l’entrepreneur possède à titre personnel les locaux dans lesquels son activité est installée, il lui est possible de percevoir des loyers. Pour lui-même, c’est un revenu complémentaire non soumis aux charges sociales. Quant à l’entreprise, le montant de ces loyers est déductible de son bénéfice imposable.

  • La constitution d’une épargne et des dispositifs de préparation de la retraite

    Epargne salariale (dès lors que l’entreprise compte au moins un salarié), plan d’épargne entreprise (idem)…

Pour définir la stratégie de rémunération la mieux adaptée à votre situation, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller Caisse d’Epargne, il pourra également vous orienter vers le compte professionnel le plus adapté à votre profil d’entrepreneur.

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Rédaction achevée le 26/02/2026.
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