Regards croisés entre sportives de haut niveau et entrepreneures

#FemmesDeTalent : Sportives et entrepreneures partagent leur vision du leadership !

Le 12 juillet 2018, à Bourg-de-Péage, la Caisse d’Epargne a donné le coup d’envoi du Programme « #FemmesDeTalent » qui vise à donner de la voix et de la visibilité aux sportives et aux entrepreneures

Cette initiative se situe au croisement de deux engagements forts de la Caisse d’Epargne :

Le choix de Bourg-de-Péage pour lancer ce programme #FemmesDeTalent ne doit rien au hasard : c’est dans cette ville de la Drôme que se tient le Campus Sports Féminins

Créé par la championne de basket Céline Dumerc, mais aussi par la footballeuse Marinette Pichon et Victoria Ravva, internationale de volley-ball, le campus accueille durant une semaine plus de 300 jeunes filles. Ces dernières ont la chance de vivre l’expérience globale du sport de haut niveau, entre entraînements avec les meilleurs coachs, préparation physique et mentale, soins et temps de récupération, ateliers de cohésion, formation à la posture et à toute la dimension extra-sportive de la vie de championne.

Le Campus Sports Féminins et la Mairie de Bourg-de-Péage étaient donc tout naturellement partenaires de ce premier événement du Programme #FemmesDeTalent.

Deux thématiques ont été abordées au cours de la table ronde :

Le regard sur le sport féminin et sur l’entrepreneuriat féminin

Avec la participation de Céline Dumerc (internationale de basket-ball, détentrice du record de sélection en équipe de France), Laura Glauser (gardienne de l’équipe de France en handball, deux fois élue meilleure gardienne du championnat), Hélène Groc (internationale de volley-ball, consultante sportive pour Canal +), Marinette Pichon (internationale de football, détentrice du record de buts marqués en équipe de France) et Chrystelle Saubin (dirigeante associée de Marcel Industrie, sous-traitant spécialiste de l’usinage grande dimension).

Les effets de la mixité sur la performance

Avec la participation de Catherine Amin-Garde (Présidente du Conseil d’Orientation et de surveillance de la Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche), Jérôme Authier (entraîneur adjoint de l’équipe féminine de Tango Bourges Basket), Aurélie Estève (gérante associée des magasins Intersport de Romans et de Saint-Marcellin), Denis Troch (joueur professionnel et entraîneur de football, préparateur mental) et Nodjialem Myaro (internationale de handball, dirigeante de la Ligue féminine de handball). 

Les échanges ont permis de mettre en relief quatre grandes problématiques :

1/ Si la visibilité de ces « femmes de défi » que sont les sportives de haut niveau comme les entrepreneures a progressé, on continue aujourd’hui de les regarder comme des exceptions. Les mentalités doivent donc encore évoluer pour que l’audace et la réussite des femmes soient considérées comme parfaitement normales. 

2/ La question des ressources allouées à la promotion et à la structuration du mouvement sportif féminin apparait comme fondamentale pour inscrire la performance dans la durée et assurer le renouvellement des générations de championnes. En effet, les représentantes de l’entrepreneuriat féminin insistent elles aussi sur la nécessité de stimuler les vocations d’entrepreneures chez les jeunes, notamment en leur proposant des « rôles modèles » accessibles. Pouvoir échanger entre créatrices et avec des entrepreneures déjà accomplies, comme le proposent de nombreux réseaux, est considéré comme un vrai levier pour passer de l’idée au projet et du projet à sa réalisation.

3/ Dans le sport comme en entreprise, on attend des compétences et des comportements différents de la part des femmes et des hommes. Esprit d’équipe, sens du relationnel ou proximité avec les parties prenantes sont des qualités davantage attendues chez les femmes… Alors que ces « soft skills » sont bel et bien appelées à devenir des compétences clés de tout leader quel que soit son sexe !

4/ La mixité est perçue comme une valeur d’avenir dans le monde de l’entreprise, qui voit dans la confrontation des points de vue féminins et masculins un moyen d’être en meilleure adéquation avec les attentes de la clientèle, en même temps qu’être une méthode pour prendre des décisions plus robustes. Le monde sportif émet davantage de réserves sur les effets bénéfiques de la mixité, notamment dans la période de formation des champions et championnes qui coïncide, dans la plupart des disciplines, avec l’adolescence.

En cette période sensible de transformations physiques et psychologiques, les entraîneurs constatent une meilleure construction de la confiance en soi en contexte de démixtion, que lorsque filles et garçons se côtoient sur le terrain. Néanmoins, les expériences de compétition sportive en mixité (relais de biathlon, disque par équipe, korfbal…) ont le mérite de conduire à s’interroger sur les règles du jeu et les façons d’interagir sur un terrain partagé. Une réflexion similaire est menée dans le monde de l’entreprise où est de mieux en mieux comprise la nécessité de « challenger » les critères de légitimité et de performance pour percer enfin le plafond de verre qui arrête encore trop de femmes de talent au seuil des responsabilités.

Crédit photos : Jérôme Abou

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